Pour les grèves solidaires

16112007

sur le site de Libération

Par plus de 200 signataires dont Etienne Balibar, professeur émérite à l’université Paris-X ; Françoise Balibar, professeur émérite à Paris-VII ; Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à Paris-VIII ; Luc Boltanski, directeur d’études à l’EHESS ; Dominique Cabrera,cinéaste ; Alex Callinicos, professeur d’études européennes, King’s College, Londres ;Michel Onfray, philosophe, université populaire de Caen ; Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, université Marc-Bloch-Strasbourg-II ; Lavoj Zizek, chercheur à l’International Center for Humanities, université de Londres.

 

Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le non de 2005 au traité constitutionnel européen ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et à opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.

C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits spéciaux, présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu à la Libération en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’université imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation. Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.

C’est pourquoi non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la fonction publique et au-delà.




baptême et discipline républicains

8032007

Oh petit, tu cherches un parrain ? Grimpe dans la limousine.
Comment ?! Tu cherches plusieurs parrains ? deux ? trois ? cinq ? dix, cinquante, cinq cents parrains ?!?

Pétition pour demander que les candidats issus de partis/mouvements sans élus puissent se présenter à l’élection présidentielle : pluralisme.org

Argument du PS pour refuser de parrainer des candidats autre que Marie-Ségolène :

Les élus socialistes, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, sans parler des parlementaires, ont été élus avec l’étiquette socialiste et sur la base d’engagements et de programmes socialistes. Il est donc normal que le moment venu, ils accordent leur parrainage politique au seul candidat désigné par le parti socialiste, pour l’élection présidentielle.

C’est une question de cohérence et de loyauté vis à vis de leur parti, mais aussi et surtout de leur propre engagement, et de leurs électeurs. Le parrainage n’est pas un acte administratif banal mais un acte de conviction politique.

Réponse (de JMJ) :

Les élus socialistes sont presque tous élus au 2ème tour sous l’appellation « union des gauches » avec l’apport des voix du peuple de gauche qui n’a pas voté socialiste au 1er tour. Aujourd’hui, une fois élus, ils nous répondent qu’ils sont seulement socialistes et qu’ils n’agissent que pour le PS.

Moi j’appelle ça une arnaque … une arnaque électorale.

L’insurrection électorale promise dans les urnes doit d’abord avoir lieu dans la rue… et tout le peuple de gauche dont les voix sont bâillonnées doit manifester dans un silence si assourdissant que les racketteurs de promesses seront bien obligés de nous entendre …

Et si par malheur, ils ne nous entendaient pas … promettons-nous et promettons-leur de ne pas oublier que seul les électeurs socialistes peuvent voter pour eux aux 2ème tour des élections présidentielles, législatives, municipales, et cantonales.

Croyez-vous que ces élus vont aimer aller pointer au chômage ou se retrouver sur le marché du travail dont ils ne connaissent pas la queue d’une cerise …

Et bien nous croyons qu’ils n’oseront pas pousser cette logique jusqu’au bout à condition que nous soyons fermes sur les tenants « nos voix réduites au silence » et sur aboutissants « leur défaite à toutes les élections ».




la médiacratie entre elle

7032007

Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires (entre les candidats) : pétition à signer

La semaine dernière, 20h de France 2 : après le reportage quotidien sur les gesticulations de SSarko (long, interminable, au moins 2 minutes, y en a-t-il autant pour les autres candidats ?), interview, sur le plateau, de Le Pen. On est à un peu moins de deux mois du premier tour. L’invité est tout de même le finaliste de la dernière édition. A quoi passera-t-il 80% de son temps, cet invité ? A parler de ses parrainages qu’il n’est pas certain d’obtenir !

Bien sûr c’est Le Pen et c’est sa stratégie. Bien sûr, quand la question est économique (Airbus) il n’a en fait rien à dire. Bien sûr on aimerait mieux qu’il n’existe pas. Mais tout de même, voilà où conduit le système : les candidats qui ne sont pas du sérail n’ont déjà pas de temps de parole, mais en plus, quand ils parlent, ce n’est pas de leur programme, de leurs idées, c’est de questions techniques, tout à fait anecdotiques dans le débat de fond. Enfin, c’est anecdotique pour les journalistes qui sont les dociles exécutants de ce cadenassage du débat, mais peut-être que les électeurs interprètent ce baillonnage de façon plus politique.

Quels sont les candidats qui ne sont pas inquiétés par ce réglement : trois candidats du oui au TCE, et une candidate de décoration qui échappe à cette pression pour des raisons historiques (et par la bienveillance de son allié). Les trois premiers, au lieu de parler de politique, occupent le terrain de la communication. La dernière peut se présenter mais son temps d’exposition est minimum.

 




le label AB dévoyé

1032007

Le Conseil Exécutif et Législatif de l’Union Libérale de l’Eurasia,

Le Ministère de la Vérité,

Le Ministère de l’Abondance communiquent :

  1. La présence d’ogm et de pesticides dans la nourriture n’est pas contradictoire avec le label « Agriculture Biologique » :

    http://www.natpro.be/Petition/php/index.php

  2. Dans le cadre de l’amélioration de l’efficacité de l’EurLib, les mots « agriculture » et « biologique« , en raison de leur homonymie manifeste, seront prochainement fusionnés en « agribio » qui deviendra le seul terme autorisé pour désigner les activités industrielles liées à l’alimentation ainsi que les personnes pratiquant ces activités.
  3. Nouveau slogan pour le Ministère de l’Abondance :
    La pureté c’est la souillure
    .
  4. Slogans à l’étude :
    La vie c’est la mort
    La nature c’est le laboratoire
    .






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