mordons le PS (commençons par les mollets)

19032007

Mi avril 2002, je reçois grâcieusement un numéro de Politis (je connaissais son existence mais flemme et distraction …), avec un dossier posant en substance la question : faut-il toujours voter au second tour ?
Dimanche 21 avril, dans l’avion pour Caracas, tandis que maman vote pour moi (ni gauche plurielle, ni Arlette, ni droite), je me torture pour savoir si je voterai Jospin ou pas.
Comme souvent, face à un choix emmerdant, c’est la vie qui tranche.
… Mais c’est partie remise :
Dimanche 5 mai, avion du retour, alors je vote Chirac ?
Roissy 8h30, coup de téléphone, la vie s’appelle cette fois maman et est allée voter à 8h05.

Ironiquement, cinq ans plus tard, c’est toujours Politis qui pose la question. Ils étaient au meeting de Bové à Nanterre mercredi 14 mars et ils ont rapporté du son qu’on peut écouter sur le blog des rédacteurs.

Amusante fin de l’édito de Bernard Langlois (signataire de l’appel Bové) du 22 mars :

«  À gauche, dans son obsession du « vote utile », le PS a maintenu jusqu’à aujourd’hui son interdiction de signature pour José Bové (qui, ce lundi, à quatre jours de l’échéance, ne dispose que de 450 paraphes et risque donc de ne pouvoir se présenter). Cet ostracisme, sa candidate risque de le payer cher, nombre d’électeurs potentiels de Bové n’étant de toute façon pas des électeurs du premier tour pour le PS. Faute d’un vote d’adhésion, ceux qui refusent de s’abstenir ou de voter blanc ou nul peuvent être tentés par un vote de rejet : TSS, tout sauf Sarkozy.
Et dans cette perspective, commencer à se poser sérieusement la question : et si le vote utile, c’était Bayrou ?
 »

autres liens sur le meeting de Nanterre.




baptême et discipline républicains

8032007

Oh petit, tu cherches un parrain ? Grimpe dans la limousine.
Comment ?! Tu cherches plusieurs parrains ? deux ? trois ? cinq ? dix, cinquante, cinq cents parrains ?!?

Pétition pour demander que les candidats issus de partis/mouvements sans élus puissent se présenter à l’élection présidentielle : pluralisme.org

Argument du PS pour refuser de parrainer des candidats autre que Marie-Ségolène :

Les élus socialistes, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, sans parler des parlementaires, ont été élus avec l’étiquette socialiste et sur la base d’engagements et de programmes socialistes. Il est donc normal que le moment venu, ils accordent leur parrainage politique au seul candidat désigné par le parti socialiste, pour l’élection présidentielle.

C’est une question de cohérence et de loyauté vis à vis de leur parti, mais aussi et surtout de leur propre engagement, et de leurs électeurs. Le parrainage n’est pas un acte administratif banal mais un acte de conviction politique.

Réponse (de JMJ) :

Les élus socialistes sont presque tous élus au 2ème tour sous l’appellation « union des gauches » avec l’apport des voix du peuple de gauche qui n’a pas voté socialiste au 1er tour. Aujourd’hui, une fois élus, ils nous répondent qu’ils sont seulement socialistes et qu’ils n’agissent que pour le PS.

Moi j’appelle ça une arnaque … une arnaque électorale.

L’insurrection électorale promise dans les urnes doit d’abord avoir lieu dans la rue… et tout le peuple de gauche dont les voix sont bâillonnées doit manifester dans un silence si assourdissant que les racketteurs de promesses seront bien obligés de nous entendre …

Et si par malheur, ils ne nous entendaient pas … promettons-nous et promettons-leur de ne pas oublier que seul les électeurs socialistes peuvent voter pour eux aux 2ème tour des élections présidentielles, législatives, municipales, et cantonales.

Croyez-vous que ces élus vont aimer aller pointer au chômage ou se retrouver sur le marché du travail dont ils ne connaissent pas la queue d’une cerise …

Et bien nous croyons qu’ils n’oseront pas pousser cette logique jusqu’au bout à condition que nous soyons fermes sur les tenants « nos voix réduites au silence » et sur aboutissants « leur défaite à toutes les élections ».




la médiacratie entre elle

7032007

Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires (entre les candidats) : pétition à signer

La semaine dernière, 20h de France 2 : après le reportage quotidien sur les gesticulations de SSarko (long, interminable, au moins 2 minutes, y en a-t-il autant pour les autres candidats ?), interview, sur le plateau, de Le Pen. On est à un peu moins de deux mois du premier tour. L’invité est tout de même le finaliste de la dernière édition. A quoi passera-t-il 80% de son temps, cet invité ? A parler de ses parrainages qu’il n’est pas certain d’obtenir !

Bien sûr c’est Le Pen et c’est sa stratégie. Bien sûr, quand la question est économique (Airbus) il n’a en fait rien à dire. Bien sûr on aimerait mieux qu’il n’existe pas. Mais tout de même, voilà où conduit le système : les candidats qui ne sont pas du sérail n’ont déjà pas de temps de parole, mais en plus, quand ils parlent, ce n’est pas de leur programme, de leurs idées, c’est de questions techniques, tout à fait anecdotiques dans le débat de fond. Enfin, c’est anecdotique pour les journalistes qui sont les dociles exécutants de ce cadenassage du débat, mais peut-être que les électeurs interprètent ce baillonnage de façon plus politique.

Quels sont les candidats qui ne sont pas inquiétés par ce réglement : trois candidats du oui au TCE, et une candidate de décoration qui échappe à cette pression pour des raisons historiques (et par la bienveillance de son allié). Les trois premiers, au lieu de parler de politique, occupent le terrain de la communication. La dernière peut se présenter mais son temps d’exposition est minimum.

 




comme on se retrouve

7032007

Mercredi 21 février, meeting JosBov007 à Saint-Denis. On y va pour se faire plaisir et pour voir des potes, mais en pensant qu’on sait exactement ce qui se dira. Rien de plus faux. Que des surprises ! Et ça tient particulièrement au mouvement représenté par le moustachu : bordélique et fourmillant de points de vue, d’idées, d’initiatives.

toutes les interventions en image

Et puis, dans le public aussi, des surprises ! (surprise mais pas hasard)
Organisateur de la soirée parce que résidant maintenant à Saint-Denis et membre du collectif antilbéral, perdu de vue depuis des années, Sébastien.
Sébastien maintient un blog impressionnant, très dense, zapatiste et décroissant : la liste à suivre.

Egalité ! Dignité ! Justice !




la jungle ou le zoo

1032007

« Il y a d’autres choix pour vivre que dans la jungle ou dans le zoo »

Cette chanson de Jean Ferrat date du début des années 90 : chute du Mur, effondrement soviétique, prétendue fin de l’Histoire.

A ce moment, il faisait partie de ceux qui y croient encore. Et aujourd’hui ? Aujourd’hui encore : il a signé l’appel pour la candidature de José Bové.

La technologie formidable de notre époque formidable nous permet même de le voir chanter.

A l’époque, je ne comprenais pas très bien cette chanson, mais aujourd’hui, avec le match libéralisme totalitaire contre fascisme ultralibéral, je pige mieux. Surtout, il apparaît de plus en plus clairement que le « ou » n’est pas exclusif, Nicolas et/ou Jean-Marie nous préparent un bel avenir barbelé, à l’intérieur duquel une saine compétition féroce avec nos compagnons d’infortune sera encouragée. Un zoo dans les têtes, une jungle dans les rues.


Ainsi donc ainsi donc
Il n’y aurait plus rien à faire
Qu’à mettre la clé sous la porte
De ce château sombre et désert
Où gisent nos illusions mortes
Ainsi donc ainsi donc
Vite fait serait l’inventaire
De ces chambres abandonnées
Aux lits recouverts de poussière
Aux parquets noirs de sang séché
Et sur les carreaux des fenêtres
On pourrait écrire à la craie :
« Tout demain devra disparaître
Des choses que l’on a cru vraies »
Et dans ce monde à la dérive
Pareils aux autres animaux
Nous n’aurions d’autre choix pour vivre
Que dans la jungle ou dans le zoo

Ainsi donc ainsi donc
Il n’y aurait plus rien à voir
Circulez mais circulez donc
Ainsi finirait notre histoire
Sous le poids des malédictions
Ainsi donc ainsi donc
Faudrait faire amende honorable
Raser les murs courber le dos
Se résigner au pitoyable
Errer de goulags en ghettos
Tout ne serait que simulacre
Toute espérance sans lendemain
Rien ne servirait de se battre
Pour un monde à visage humain
Il faudrait brûler tous les livres
Redevenir des animaux
Sans avoir d’autre choix pour vivre
Que dans la jungle ou dans le zoo

Ainsi donc ainsi donc
Contre la faim contre la haine
Contre le froid la cruauté
De la longue quête incertaine
Pour affirmer sa dignité
Ainsi donc ainsi donc
Il nous faudrait tout renier
De la bataille surhumaine
Que depuis l’âge des cavernes
L’homme à lui-même s’est livré
Ne tirez pas sur le pianiste
Qui joue d’un seul doigt de la main
Vous avez déchiffré trop vite
« La musique de l’être humain »
Et dans ce monde à la dérive
Son chant demeure et dit tout haut
Qu’il y a d’autres choix pour vivre
Que dans la jungle ou dans le zoo
Qu’il y aura d’autres choix pour vivre
Que dans la jungle ou dans le zoo







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