chercher à être splendide

16042009

Entretien avec Alain Caillé, créateur du Mouvement Anti-Utilitariste dans les Sciences Sociales et animateur de journaldumauss.net. Entretien paru dans Libération, intitulé « Être généreux est une forme de guerre« . Extrait :

La rapacité à l’œuvre dans le capitalisme contemporain ne dément-elle pas la primauté du don ?

A. C. Si l’on estime que l’homme est exclusivement un animal économique, alors il faut dire que les sociétés où l’appât du gain ne prévaut pas masquent la vraie nature de l’homme et que le néo-libéralisme constitue la conclusion logique de l’Histoire. Sa vérité révélée.

Pour ma part, je crois que le moment dans lequel nous sommes ne doit pas nous égarer et que le moteur de l’homme a toujours été et reste la quête de reconnaissance, de la capacité à donner, d’être puissant, de montrer qu’on est splendide. Il se trouve juste que, depuis trois décennies, la modalité pour être splendide, c’est d’avoir une Rolex. En d’autres temps, chez les Grecs, être splendide, c’était mourir pour la cité. La rapacité actuelle n’est pas à elle-même sa propre explication et, ce qu’il faut se demander, c’est quel bouleversement symbolique a pu générer l’idée que la reconnaissance devait passer par la richesse économique.




Noël rouge, Noël vert

15122008

Youpi, voici le temps où chacun va communier avec ses semblables, va s’étourdir dans les temples de la consumation, va procéder au rituel exercice de son pouvoir, que dis-je, de sa puissance d’achat. Pour les moins dupes, il faudra se creuser le cigare pour trouver un cadeau qui ne sera pas abandonné en moins de 24 heures par son destinataire, qui remplira un tout petit peu son rôle de leure, faire oublier un temps qu’on est si malheureux et seuls dans ce monde en pleine désintégration. Cette joyeuse période ne doit pas, mes frères, nous faire oublier les pouilleux de toutes sortes et de tous lieux qui n’ont pas les moyens de se consumer pour s’oublier. Bien sûr, pour les infâmes raclures sarkozystes décérébrées (ça redonde à fond), ces considérations n’ont pas de sens ; mais quand je dis « mes frères« , je m’adresse à cette partie de l’Humanité qui n’a pas encore abdiqué son humanité.

Quand je vois rouge, je formule un secret espoir, déculpabilisant, que chacun, un jour, pourra assouvir ses pulsions consommatrices, au moins à Noël et un intime et solennel engagement de tout faire  (mais pas demain parce qu’on dîne chez maman) pour que cela devienne réalité.

Mais quand je vois vert, j’entends un discours déconcertant, libérateur, construit, cohérent et neuf.

http://www.dailymotion.com/video/k6YS3ufsYsxzrvijS0




invitation à la trahison – Normand Baillargeon

22032008

ARTICLE INTÉGRAL – 2001

«Aux intellectuels sont consentis des loisirs et des privilèges si considérables qu’ils leur permettraient, s’ils le voulaient, de contribuer à ce que soit connue la vérité sur certaines questions d’une grande importance. C’est là une tâche sans doute modeste mais très souvent nécessaire. On devrait donc attendre des intellectuels – et c’est un strict minimum – qu’ils s’efforcent de rechercher la vérité, qu’ils rendent compte de ce qu’ils ont compris de notre société et des institutions qui la définissent, et, plus encore, qu’ils le fassent pour les principaux concernés en s’exprimant de manière à être entendu.

Je soutiens que c’est trop souvent le contraire qui se produit. Les intellectuels servent plus volontiers les pouvoirs qui oppressent qu’ils ne les dénoncent et, loin de la combattre, ils contribuent à la propagande des maîtres. Pire encore, il arrive qu’ils soient les premiers destructeurs et négateurs des outils de libération auxquels ils ont un accès privilégié et dont on pourrait penser qu’ils leur sont particulièrement chers : les faits, la raison, la vérité, la clarté, l’éducation, etc.»




normand baillargeon

17032008

note biographique dans La mondialisation de l'ignorance

Note biographique tiré de La mondialisation de l’ignorance
où il est l’auteur de l’article Education et avenir commun.

Milite pour la possibilité d’une pensée critique, libre et autonome : quelques chroniques.

A de mauvaises fréquentations (Chomsky, Mermet)

Ecrit en français fleuri mais châtié, avec l’atsin tônôdien et avec jovialité (ex : La boîte à crétiniser).

A le grand mérite d’être en France en ce moment. A Paris ce soir.
Détails :

baillargeon.jpg




sacrées espèces et menteurs menacés

16032008

A lire dans Périphéries:

SACRÉES ESPÈCES ET MENTEURS MENACÉS
L’entreprise, c’est la vie
http://peripheries.net/article316.html

Du kaki dans les yeux, des emmerdes plein la tête. Depuis des semaines, à
Bogny-sur-Meuse, dans une cuvette au fin fond des Ardennes, une centaine d’ouvriers,
parfois en tenue de camouflage, traquent leur dignité, leur honneur ou leur fierté,
chapardés par un patron-braconnier. Le trou tombe en ruines ou – ça va plus vite -
part en fumée. La mécanique du piège s’avère grossière: en promettant la main sur le
coeur de les soigner, le viandard arrache les bêtes exténuées à la barre du tribunal
de commerce; il les dépèce (vente des stocks, des bâtiments, des terrains et des
rebuts, transformation des machines en ferraille) et, avec la plus-value réalisée,
se paie grassement, s’achète un meilleur couteau et repart fureter dans les
sous-bois des vallées ardennaises. Des fois, pour le féliciter de son courage, de
son zèle ou de son dévouement, les autorités locales le couvrent de cadeaux; à
force, il se constitue un modèle réduit d’empire. Le rapace règne, il est le roi du
boulon, dans la bourgade même où, au milieu du XIXe siècle, la production
industrielle de boulons a été inventée. C’est qui, le patron?

Dans le capital comme dans la capitale, c’est peut-être bien la guerre, c’est en
tout cas du grand spectacle. Après avoir tergiversé pendant des mois, Laurence
Parisot, la présidente du MEDEF, pilonne le bunker où est retranchée la «vieille
garde» de l’UIMM, sa principale fédération… Qui le lui rend bien en minant la
route du triomphe vers un patronat hyper-moderne, en froufrous roses et à la fraise
tagada, voluptueux et totalitaire. L’entreprise, c’est la vie, et d’abord l’inverse,
n’est-ce pas?

Dans les Ardennes, ça se gâte: l’empire s’est écroulé, l’argile l’a englouti. Sur
place, les licenciés en puissance, les vivants en sursis ont le mauvais goût
d’arguer que le braconnier avait la cote dans la grande famille, chez les
consanguins de l’UIMM et du MEDEF. Et réclament aux organisations patronales une
indemnité de 50.000 euros par personne. Scandale dans le scandale. Ce ne sont pas
deux histoires; ceci est un carambolage.

Bonne lecture et à bientôt,

Thomas Lemahieu & Mona Chollet

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Et toujours:
«RÊVES DE DROITE -
DÉFAIRE L’IMAGINAIRE SARKOZYSTE»
Un essai de Mona Chollet
La Découverte, «Zones»
156 pages – 12 euros
En librairie depuis le 6 mars 2008
http://peripheries.net/article315.html

Périphéries
Escales en marge
http://www.peripheries.net




coup d’Etat simplifié

4022008

 

Meeting d’Aubagne le 3 février contre la ratification parlementaire




killing us softly 3

14122007

Image de prévisualisation YouTube

 

 

mediaed




desmotscratie.net

17112007


un questionnement

avec cet extrait :

Via la sphère des médias grand public contrôlés par les tenants et les profiteurs du systèmes, un grand nombre de Français n’a pour opinion sur le sujet qu’une forme de bien-pensance calquée sur le discours dominant, celui qui passe bien dans la société, celui qui fait de vous quelqu’un de censé, sérieux et responsable. Et quand vous n’êtes rien dans une société fragilisée, précarisée, c’est important de pouvoir se nicher dans le creux douillet de l’opinion de référence adoptée par les gens « bien » de cette société à laquelle on a besoin de se sentir rattachés. Le sentiment d’appartenance dans notre monde éclaté, traversé de part en part par des forces centrifuges, est capital, fondamental.




Pour les grèves solidaires

16112007

sur le site de Libération

Par plus de 200 signataires dont Etienne Balibar, professeur émérite à l’université Paris-X ; Françoise Balibar, professeur émérite à Paris-VII ; Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à Paris-VIII ; Luc Boltanski, directeur d’études à l’EHESS ; Dominique Cabrera,cinéaste ; Alex Callinicos, professeur d’études européennes, King’s College, Londres ;Michel Onfray, philosophe, université populaire de Caen ; Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, université Marc-Bloch-Strasbourg-II ; Lavoj Zizek, chercheur à l’International Center for Humanities, université de Londres.

 

Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le non de 2005 au traité constitutionnel européen ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et à opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.

C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits spéciaux, présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu à la Libération en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’université imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation. Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.

C’est pourquoi non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la fonction publique et au-delà.




Le mythe d’un pays gréviste

15112007

sur le site de Libération

Par François Doutriaux, enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.

 

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.

En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l’effritement graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l’Etat facilite l’exercice du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés privés. Dans le secteur privé, les 224 000 journées de grève en 2005 représentent, à l’aune d’une population active de 16 millions de salariés, 0,01 journée par salarié et par an. Sur une carrière professionnelle de quarante années, un salarié français fera donc grève moins d’une demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.

Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la «flexsécurité», tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la «gréviculture» décriée par nos médias et nombre de nos politiques.

Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l’activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d’action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes.

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy promettait-il avant son élection qu’«au bout de huit jours d’un conflit social, il y aura obligation d’organiser un vote à bulletin secret pour que la dictature d’une minorité violente ne puisse imposer sa loi sur une majorité qui veut travailler» ?Outre le caractère insultant de cette promesse à l’égard des grévistes «violents» et «dictatoriaux» et la manifeste méconnaissance dont atteste notre président en ce qui concerne le droit de la grève, quel est l’intérêt d’une telle mesure dans un pays où 98 % des conflits sociaux durent moins de deux jours ? Le droit de grève est une liberté constitutionnelle et individuelle pour chaque salarié, ce qui est incompatible avec une quelconque validation majoritaire. De plus, son exercice se heurte à la liberté du travail : aucun gréviste ne peut entraver le droit d’un salarié non gréviste de travailler sans engager sa responsabilité civile et pénale. C’est là le paradoxe fondamental de cette proposition : dans le cas d’une validation par une majorité de salariés, la «dictature» de cette majorité imposerait sa loi sur la minorité qui souhaite travailler. Et ne le pourrait plus ! Nicolas Sarkozy inaugurerait donc la première législation sociale encadrant le droit de grève dans le secteur privé, mais contrevenant simultanément à la liberté de faire grève et à celle de travailler.

La loi du 21 août 2007, relative à la grève dans les transports, ne concerne que le secteur public et se contente pour l’essentiel de reprendre le dispositif de dialogue social préexistant en l’aménageant de gadgets (l’obligation d’un préavis au préavis, dont l’utilité laisse dubitatif). Elle ne prévoit aucune réquisition, n’empêche nullement l’ensemble des salariés d’une entreprise publique de faire grève. Elle ne garantit donc en rien un quelconque service minimum. Un texte pour l’essentiel vide de tout contenu autre que purement proclamatoire, très éloigné des promesses de campagne de notre président. Telle est peut-être l’explication finale de la position actuelle de nos dirigeants quant au droit de grève : des proclamations destinées à satisfaire tant l’hostilité (réelle) des médias que celle (supposée) de la population. Ainsi alimente-t-on, sans doute à dessein, les préjugés de ses concitoyens…







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